mardi 13 mars 2012

Il y en a un que j'aimerai bien virer...

Je rebondis suite au commentaire de Bernardo, qui a remis Farrell à sa juste place.... je suis bien d'accord, il a fait son match, mais ce n'est pas encore Wilko, d'autant plus que Wilko a (chose incroyable et surprenante pour un joueur de l'équipe d'Angleterre) un véritable esprit sportif.

Pourtant il y en a un qui a passé deux heures à nous l'encenser....

Le même qui a dit "il faut expliquer aux spectateurs qu'il avait le droit de faire cela, il est rentré du bon côté du ruck, l'a traversé et avait donc le droit de ramasser le ballon", quand sur le deuxième essai écossais (qui restera dans les annales, comme une des plus grosses erreurs d'arbitrage), tout ceux qui connaissent un peu au rugby ont vus le plaqueur se, relever dans le camp adverse, ramasser la balle et servir ses coéquipiers pour cet essai de voleur heureusement sans conséquences.

La règle est claire : un plaqueur doit tout faire pour se dégager au plus de la zone de plaquage, retourner dans son camp, avant de pouvoir participer à nouveau au jeu.

Môssieu Galthié la connaît la règle, mais il est tellement aveuglé par sa déception lui qui espère depuis au moins 2007 à être l'entraîneur du XV de France, que son aigreur fait tout pour enfoncer cette équipe l'air de rien dès qu'il le peut.

Plutôt que ce jaloux moi je réveillerai bien un Couderc, irritant, pas toujours très vigilant sur le jeu, mais d'un chauvinisme tel que je m'incline, et que si l'on me compare à lui sur ce plan, je suis proche d'un ennemi de la Nation. Ou comme consultants, je préfère des Lacroix, Bala, qui eux n'avaient rien à envier, et que l'on sentait jubiler quand les Français étaient bons, malheureux quand ils l'étaient moins. Eux, ils n'auraient pas porté aux nues le fils Farrell, qui se révélera bientôt être aussi bourrin que son paternel.

dimanche 11 mars 2012

et merde

ça énerve, pourquoi c'est toujours contre cette équipe de brêles... pourquoi ils ont toujours un pot formidable pour marquer des essais contre le cours du jeu, pourquoi on n'a jamais de pot contre cette équipe de chèvres nourris à la saucze à la menthe ?

Ils ont quand même une sacrée troisième ligne, je le reconnais, mais ils ont surtout une veine de cocus !

Cela fait mal au coeur pour des joueurs comme Bonnaire, Nallet et Servat qui méritait une autre sortie.

Sinon quoi de neuf :
- Poux est un remplaçant et n'a pas le niveau
- Dupuy est loin loin loin loin de Parra
- On cherche toujours un ouvreur
- Poitrenaud est enfin bon.... et ne joue plus les enfants gâtés
- Imanol en courant alternatif : phase bon aujourd'hui
- Une grande nouveauté : Julien Bonnaire a raté un placage sur le 2° essai anglais... et ça c'est vraiment une nouveauté
- Cap'tain Thierry est vraiment un combattant
-  Fofana est une pépite, et il a encore pleins de progrès à faire
- Je rappelle aux supporters anglais déguisés en croisés que Richard Coeur de Lion ne parlait pas leur langue et qu'il a dû passer 15 jours de sa vie en Angleterre ! On a les héros qu'on peut !


Et, si contre Galles si on en profitait pour lancer des jeunes : Ric, Fakaté, Lapandry, Nicolas, Gajan, Lakafia, David... voire Tolofua... je sais je ne suis pas objectif 4 polynésiens sur 8... mais il y a peut être de l'avenir là dedans.

samedi 11 février 2012

La tronche à Maestri



J'ai bien dit la tronche à Maestri et non pas le visage du jeune deuxième ligne de France qui honore ce soir sa première titularisation... joli cadeau face à O'Connell la terreur et son siamois O'Callahan (Donnacha les beaux yeux et les gros poings) !

Cela se voit pas trop sur les photos mais plus sur les films avec son visae très mobile.... mois qui ai pas mal joué en deuxième barre, sa tronche me plaît, cela faisait longtemps qu'on n'avait pas vu une vraie tronche de deuxième ligne.... à la Spanghero et à la Dauga.... le petit Yoann nous ramène à cela, vive la tradition.

Sinon quoi de neuf.... on a changé d'entraîneur et on a vu contre les italiens tout le contraire.

On avait une mêlée intraitable                      on a eu une mêlée chahutée
On avait des arrières timides                       on a eu des joyeux virevoltants
On avait des buteurs efficaces                     le Yach est passé un peu à côté
On avait un manque d'efficacité chronique   on a eu des essais magnifiques à chaque occasion

Seule la défense est toujours identique et bonne


Mais je me dis qu'avec ces entraîneurs là, une fois que l'équipe sera bien rodée cela devrait faire mal. Les expériences des entraineurs sont impressionnantes et avoir les deux meilleurs ailiers français que je n'ai jamais vu jouer à la tête de l'équipe, ça devrait promettre du "pestacle".

Sinon rien, enfin rien de nouveau, Ferris la vérole se prend un jaune mais est blanchi par la commission....      

mercredi 30 novembre 2011

SCOOP : l'interview de Lucien Harinordoquy

Vous savez tous que hier soir, lors du derby basque Biarritz-Bayonne, un personnage en civil est entré sur le terrain pour se mêler à la bagarre entre Jean-Jo Marmouyet et Imanol Harinordoquy.... nous avons tous été surpris ce matin de découvrir que ce monsieur grisonnant à lunettes n'était autre que le papa d'Imanol, négociant en bestiaux de son état.
Fort de ma bonne introduction dans ce milieu de maquignons, j'ai pu joindre ce monsieur et l'interviewer, ce qu'aucun journal n'a pu encore faire.


Lucien Harinordoquy pourquoi êtes vous rentré sur le terrain hier soir ?

Eh bé, pour défendre le petit !


Le petit, mais votre fils Imanol est une force de la Nature, un joueur impressionnant, que tout le monde craint sur un terrain, que tous les autres pays nous envient !

Eh bé, ça c'est vous qui le dites, Imanol, il a toujours été fragile, c'est le plus malingre de mes enfants qui déjà ne sont pas bien gros, une fois il a eu la varicelle, j'ai cru qu'on allé le perdre. Heureusement, je lui fait mangé un placenta frais et il a guéri.

1m92, 110 kg de muscle, un courage de folie, une hargne de gladiateur, c'est fragile pour vous ?

Eh bé, oui il est faible mon Manolinet.... je vous ai raconté la fois où il avait eu les oreillons ?
De toutes façons, la malédiction qu'on a chez les Harinordoquy c'est qu'on peut pas se reproduire entre nous, et à chaque génération les enfants sont plus petits, moins costauds, plus souffreteux.

Bien.... mais vous n'avez pas eu honte de pénétrer sur un terrain de la sorte, de vous tourner en ridicule, de gêner votre fils, d'être condamné pour ce hooliganisme ?

Si.... très honte, j'ai été nul....

Alors pourquoi l'avoir fait ?

Et bé..... j'ose pas vous le dire...

Allons, allons, je suis journaliste, donc ça veut dire que je ne trahirai pas vos propos et que je ne les divulguerais pas, allez en "off" dites moi pourquoi....

Et bé..... c'est à cause de Papa !

Papa ? votre père ?

Oui..... il était avec moi dans les tribunes.

Et alors ?

Alors il m'a dit : " le petit se bat, si tu ne vas l'aider je t'en colle une devant tout le monde !"

Et ici la video.








PS : Allez je comprends et je pardonne ce geste de Papa, qui m'a fait surtout rire, pour en savoir plus sur les Harinordoquy père et fils allez

mercredi 26 octobre 2011

Mon XV de la coupe du monde à moi

Tout le monde s'excite à former la meilleure équipe du monde.... et ben moi aussi pas de raisons que je ne le fasse pas même si j'ai quelques mois de retard.

La voila poste par poste en commençant bien sûr par les gros :


Pilier gauche : WOODCOCK

Cela aurait dû être sans contestation le "petit" Domingo, voir Barcella car depuis toujours le pilar mobile français c'est quelque chose.... avec un sommet qui s'appelait Califano.
Nos deux perles actuelles étant blessées, cela sera pour cette fois, ce gros black, son essai de filou en finale, son impact qui a surpris en poule la grosse mêlée de France.  Autres bons joueurs : Healy (un autre dynamiteur), Jenkins (plus classique) et Tonga'uiha (et ses copains tongiens pour la série de mêlée sur leur ligne à la fin de la piquette qu'ils nous ont mis).



Talonneur : MEALAMU et SERVAT ex aequo

On ne les présente plus, deux bombes, deux perforateurs.
Les autres Huw Bennett (là aussi le classicisme gallois à l'avant), et mention spéciale à une vérole argentine, truqueur, tripatouilleur, tricheur, mais c'est dû au  respect de son grand âge et à son courage sans limites, que je le cite : le vieux Mario Ledesma..... une circonstance atténuante à ses trucs pas toujours joli, c'est l'archétype du mec pénible qui sur un terrain de rugby est une calamité pour son adversaire quel qu'il soit...... mais vraiment quel qu'il soit : en finale du championnat de France, Clermont-Stade Français, il dénonce à l'arbitre le pilier droit de l'équipe d'en face qui pousse soit disant de travers.... lequel joueur est ..... son petit frère et filleul.... qui n'a rien trouvé de mieux à lui dire que "Fils de p... !" y a de l'humour chez les Ledesma.



Pilier droit : MAS,

Rien à dire, c'est la poutre ! Propre, efficace, bon joueur, réglo. La presse de caniveau néo-zed qui voulait à tout prix mettre un français dans leur équipe de bad boys, et n'en trouvant pas avait finalement mis Nicolas Mas.... on en rigole encore du côté de Perpignan.
A noter aussi Adam Jones (orphelin de son homonyme et sosie en blod) et Steenkamp le sud-af qui fait peur.




Deuxièmes lignes : PAPE et THORN

tous les deux de très peu devant Nallet, en deuxième ligne on a eu les époques échalas (Jones, Earls, Roumat), les époques monstres (Thion, Botha, Johnson) on a maintenant les gabarits moyens (pour des deuxièmes barres j'entends) mais qui cavalent, qui plaquent qui arrachent les balles.... le point commun de ces trois là.
Mention particulière à l'humour de Pascal Papé qui parlant de Mc Caw qui se plaignant d'une fourchette imaginaire en finale a dit qu'il ne voyait plus rien : "c'est vrai a dit Papé, c'est pourquoi sur chaque regroupement il rentrait sur les cotés".
Reste les deux O' irlandais, toujours bien là (les australiens s'en souviennent). Par contre un Matfield décevant, un bon Whitelock lors du premier match contre la France, et encore Charteris et Horwill par moment.



Troisièmes lignes ailes : BONNAIRE et KAINO,

Comme souvent c'est à ce poste que le choix est le plus dur. Aucun doute pour Julien Bonnaire merveilleux de bout en bout. O'Brien et Dusautoir, ne sont pas loin du grand maori Kaino, un gros reproche à celui-ci sa manchette aussi idiote que méchante sur Yachvilli lors du premier match. Dusautoir on le présente plus, O'Brien, attention, il n'a pas fini de nous faire mal.... les irlandais nous ont cloné le Rodriguez de 1987 !
La grosse déception : Richie Mc Caw, la déception est égale à l'admiration que je voue à ce mec, qu'il soit blessé, vieillissant, on lui pardonne, mais qu'il n'en reste que du vice, ça c'est nullissime. Hors jeu en continue, puis jouant les pleureuses, non vraiment t'as été minable Richard !
Les autres bons joueurs : Warburton, le classique capitaine courage fougueux (un peu trop de fougue toutefois, n'est ce pas Clerc), Pocock (le roi du ruck), Burger et Elsom (toujours là ces deux vieux). Mais aussi des nouveaux, des inconnus celui qui me rappelle mon cher Père Pedro en plus jeune : le canadien à la barbe folle : Kleeburger, et le japonais Leitch, encore un néo zed dans l'équipe du Japon, oui mais celui-ci n'est pas un mercenaire il est arrivé dans l'enfance dans ce pays, pour suivre ses parents.
Je n'oublie pas non plus Moody, qui avec son compère Easter pensaient plus au fric qu'à l'honneur de la perfide Albion, ni Haskell, qui s'est plus fait remarqué par son côté DSK que ses exploits de rugbyman.


Troisième ligne centre : FALETAU

Le n°8 c'est forcément un polynésien, j'aurai voulu mon petit Lakafia (dans 4 ans j'espère).  Faletau c'est comme Leitch, un faux mercenaire (arrivé au Pays de Galles dans son enfance), ils ont du pot les gallois que ses parents aient voulu quitter les Tonga. 
En finale Harinordoquy a été grandiose, mais trop irrégulier et souvent décevant auparavant... il lui manquait son papa au bord du terrain ;-).
Encore un nouveau, qui vient de signer à Toulon : Senatore, je l'ai découvert sur sa percée fabuleuse face au Blacks qui amène un essai.
Un autre dont j'ai oublié le nom, le capitaine japonais, vrai japonais, pas mercenaire, qui montre combien le rugby évolue au Japon, avant ils s'inclinaient poliment dès qu'on les défonçait, lui n'a pas hésité à sortir la boîte à baffes en cas d'agression sur un de ses coéquipiers.... bienvenue au rugby les japs.



Demi de mêlée : YACHVILLI, WEEPU et PHILIPPS ex aequo

Personne n'a explosé ou briller à ce poste, ces trois là dans des registres différents ont bien tenu la baraque, malgré quelques passages à vide (Weepu inexistant en finale).




Demi d'ouverture : CARTER

Pourquoi choisir Carter ? Il n'a joué que 2 ou 3 matches ! Oui, mais justement quand il n'a plus été là, les Blacks n'ont été que l'ombre d'eux mêmes, ce mec transforme complètement son équipe, qui n'existe plus sans lui.
Parra, le pari fou de Lièvremont à ce poste, a été étincelant,Trinh-Duc, très irrégulier  a montré en finale après la sortie trop précoce de Parra (massacré par Mc Caw) ce qu'il pouvait être, ce qu'il devrait être !
Un autre excellent joueur Arlington, un (vrai) mercenaire japonais, c'est sans doute parce que barré par Carter qu'il joue au Japon, en tout cas, il aurait pu faire un bien meilleur remplaçant chez les néo-zed que tous ceux qu'on a vu.
Mention spéciale à Wilko, le seul anglais que j'aime bien, en nette perte de vitesse, mais contrairement à d'autres (et à ses coéquipiers notamment) il reste toujours classe et réellement fair-play.
Un autre vieux bien méritant : O'Gara.
Un autre blessé dont l'absence en phases finales a déstabilisé son équipe : le gallois Priestland, les plus anciens Hook et Jones ne sont pas arrivés à le remplacer.



Trois-quarts centres : TINDALL bien sûr 

Oh pardon, je croyais qu'on parlait de lancer de nain et de cocufiage de princesses, sport où cet anglais excelle !
Plus sérieusement la paire néo-zed NONU SMITH, a vraiment fait la paire, même si elle a disparu en finale, où on a plus vu Rougerie. Mention à Roberts, au vieux O'Driscoll, en attendant que Mermoz nous montre enfin ce dont il est capable.... caramba encore raté !



Ailiers : CLERC et SB WILLIAMS

Sans aucun doute, le premier a été constant, le deuxième mal utilisé et que remplaçant, mais il nous a fait rêver à chaque entrée, de ses envolées chaloupées. On n'oublie pas Kahui, Palisson, Goneva (4 essais puis plus rien à l'image de son équipe de magiciens fidjiens), O'Connor, le vieux Shane Williams, les jeunes North, Earls, et Hufanga, qui nous en a planté un beau alors qu'il joue un 53° division d'honneur cantonal en France.



Arrière : DAGG

Encore un beau joueur dans la traditon des Blacks.
Médard n'est pas trop loin, mais lui aussi a besoin de constance, Halfpenny n'a pas fini de nous faire des misères lors des prochains tournois. Et encore, le samoan Williams qui a signé je crois chez les parigots.



Meilleur Joueur (tous postes confondus) de la Coupe du Monde : JULIEN BONNAIRE

si vous n'avez vu que la finale, il a été le moins bon de notre troisième ligne, c'est à dire que sur ce match, il méritait un 9/10 quand Cap'tain Thierry et Imanol (le fils à Papa) méritaient 10/10. Mais à chaque match, même contre les Tonga, même lors du premier contre les Blacks, il méritait 9/10, alors que les deux autres ne dépassaient pas toujours la moyenne. Toujours présent au combat, au soutien, à la touche, au placage, incroyable, malgré son grand âge.... on le verra sans doute plus beaucoup, il termine par une apothéose.


Meilleur entraîneur de la Coupe du Monde : Marc Lièvremont

Il n'a pas été bon, mais les autres non plus, Johnson, autre anglais pour qui j'ai de la tendresse par son côté mauvais foi et bougon n'a pas pu tenir ses troupes, Graham Henry a eu la chance d'avoir de très bons joueurs, mais je ne suis pas certain qu'il soit bien bon.
On peut presque se poser la question de savoir si les équipes ont réellement besoin d 'entraineur, et si quelques vrais leaders ne sont pas plus utiles, la France s'est mise à briller après les Tonga quand le groupe Dusautoir-Nallet-Papé-Rougerie-Bonnaire a pris les clés du camion. Mais le Marco au moins il a été honnête jusqu'au bout, dans la tristesse, la colère, l'émotion.... et ça j'aime.

Meilleure équipe de la Coupe du Monde : Nouvelle-Zélande

Meilleure équipe depuis la dernière Coupe du Monde (2007) : Nouvelle-Zélande


Meilleure équipe du Monde depuis 10 ans : Nouvelle-Zélande


Meilleure équipe de la Coupe du Monde depuis les débuts de cette compétition (1987)  : Nouvelle-Zélande
 
Meilleure équipe du Monde de rugby de tous les temps : Nouvelle-Zélande
 
Meilleure équipe de la finale : la France.... de loin et de très loin, et cette victoire leur a été volée par des tricheries. Les Blacks méritaient depuis longtemps de gagner une deuxième coupe du monde, mais pas sur ce match !





Fair Play

Fair Play : nom masculin, d'origine anglaise, difficilement traduisible dans une autre langue. Le fair play est la seule contribution au sport d'une nation, dont la seule contribution à la gastronomie est la sauce à la menthe, et la seule contribution à l'histoire du Moyen Âge est un héros (au coeur de lion) de père angevin et de mère aquitaine, qui n'a passer que quelques semaines dans son triste royaume d'outre manche.

On arrive à se rapprocher de la compréhension du terme de fair play grâce à quelques exemples :

"Pour être fair play , nous (la presse néo-zélandaise) pensons qu'effectivement les décisions de l'arbitre ont parfois été en notre faveur."
Traduction : les français nous ont bouffés en finale, en deuxième mi-temps ils nous ont dominés de la tête et des épaules, heureusement, nous avions expliqué à l'arbitre que le titre ne pouvait (ne devait) pas échapper à une équipe britannique.... malgré cela il a eu du mal.....

"C'est du fair play, malgré la défaite des bouffeurs de grenouille, de la part de l'IRB de nommer Dusautoir "Homme du Match" et "Joueur de Rugby de l'année" "
Traduction : avec ce qu'ils nous ont mis, on est obligé de leur donner un hochet pour que la triche ne paraisse pas évidente, tiens on a qu'à mettre un de ces métèques en avant. Oui, celui qui nous a humilié, par ses plaquages de folie, ses charges de dément et son essai magnifique, ça devrait leur suffire.

"A la fin de la finale certains joueurs français ont manqué de fair play"
Traduction : ne marchant que sur une jambe, le capitaine all black avait perdu son talent, sa forme, il ne lui restait que du vice, hors jeu tout le temps, il a été châtié.
Traduction (en basque, fournie par Yach) : Saleté d'arbitre qui n'a rien sifflé contre les noirs, mes crampons sont dégueulasses maintenant, remplis des phalanges de Mc Caw, ça va être dur à nettoyer.

"Il faut être fair play et savoir respecter l'arbitrage" par Lapasset, Lux ou d'autres "nègres blancs" à la solde du british.
Traduction : oui, je sais à deux reprises dans la même minute la même faute commise par les français se solde par une pénalité et commise par les néo zed se solde par..... rien. Oui, je sais, les placages hauts se sont multipliés sur Mermoz, Yach, etc, Parra s'est pris un coup de genou volontaire.... mais faites comme nous, ne résistez pas et ça passe mieux.

"En 1987 contre les Australiens, et en 1999 contre les Blacks, les français n'ont pas été fair play !"
Traduction : oh my god, qu'est ce qu'ils ont été bons, on n'en a pas touché une.

"Il faut que la France perde largement la finale pour l'honneur du rugby" Brian Moore (ancien talonneur du XV d'Angleterre, dont le seul talent, réel consistait à faire disjoncter ses adversaires).
Traduction : vous avez vu comme je suis fort, en une seule phrase je parle de deux choses que je ne connais pas : honneur et rugby.

"Le samoan Fuimaono n'est pas fair play quand il traite l'arbitre gallois et l'IRB de racistes, ce ne sont pas des valeurs de notre institution" l'International Rugby Board.
Traduction : nous sommes des vieux décatis, accrochés à nos avantages, refusant une vraie fédération pour mieux éliminer les petits, et les non brits de la coupe du monde, ce métèque nous emmerde à nous rappeler nos réalités, déjà qu'on a dû mettre un nègre blanc français pour faire semblant d'être le chef ici !

jeudi 13 octobre 2011

Ma mi-temps de gloire (pour un fois un billet très perso....)



Après vous avoir parlé depuis que ce blog existe, de petits joueurs, de médiocres troisièmes lignes (Mc Caw, Bonnaire, Lakafia, etc….), il était temps de vous parler d’un vrai joueur de haut niveau.

De qui ? de qui ? de qui ? ben de moi, voyons !

Certains d’entre vous, ce sont émus, étonnés, enthousiasmés, lors du récent et élogieux article dans Le Journal du Palais de découvrir dans mon CV, mon titre de champion de France de rugby, lorsque j’étais petit (21 ans).

Je vous rassure, je suis un tout petit champion de France, bien minuscule, et j’ai même peur d’usurper un peu ce titre.

Déjà, il ne s’agit que de championnat de France Universitaire. C’est toujours mieux qu’en foot, où la moyenne de scolarité dans l’équipe de France doit flirter avec la Moyenne Section de maternelle. En rugby, même si cela se perd avec la professionnalisation, j’ai eu quelques confrères médecins disputent en ce moment la coupe du monde : Roberts pour le Pays de Galles, Contempomi et Roncero pour l’Argentine…. Quoique, j’ai vraiment du mal à parler de Roncero comme d’un collègue.

De mon temps, c’était encore mieux, j’ai connu au milieu des années 1980, une équipe nationale d’Irlande qui comptait sept médecins sur ses quinze joueurs, les autres étaient ingénieurs, avocats, enseignants de haut-vol, etc….

L’équipe de France universitaire toujours à cette époque était de très haut niveau, l’équivalent d’une équipe junior, avec de nombreux joueurs : Benezech, Roumat, Blond, Accoceberry, Lacroix, et j’en passe, qui se sont tous retrouvés peu après dans la grande équipe de France. Il y avait aussi dans cette équipe Jean-Philippe Hager, qui jouait presque tous les jeudis avec nous dans l’équipe Médecine Lyon.

Un jeudi (justement) de février, notre vaillante petite équipe se retrouve sur la plaine des jeux de Gerland. Le match est prévu à 14h contre la réserve de la grande équipe de Lyon 1. La grande équipe de Lyon 1 est là aussi pour préparer son match de 15h30 contre l’UEREPS Grenoble.

Théoriquement nous devrions être au moins 45 (trois équipes), mais le temps est gris (normal on est à Lyon, froid pour ne pas dire glacial, et surtout pluvieux, le terrain est une véritable rizière. Je n’exagère pas quand je dis que par moment nous avions de l’eau plus haut que les chevilles. Ces conditions ont décidés certains moins motivés à rester chez eux. Résultat : nous sommes au maximum 35, avec un même entraineur (Monsieur Jacques Bordes).

Pour ne pas laisser repartir bredouille les courageux (c’est-à-dire rentrer à la maison sans avoir joué), il est décidé qu’on ferait seulement une mi-temps entre une équipe de Médecine, renforcée par ses meilleurs joueurs qui sont habituellement dans l’équipe de Lyon 1 (la grande équipe ou la réserve), notre université. Premier miracle, notre équipe se déchaine et on arrive à mettre minable mais vraiment minable surtout au niveau des avants (mais avec un tel climat, le jeu d’avant était essentiel) la grande équipe d’en face. Second miracle, je sors ce jour-là un des meilleurs matches de ma vie…. Il faut dire que j’ai un côté « cochon » : c’est dans la boue que je m’exprime le mieux, je vais en décevoir certains et certaines, mais plaquer dans une flaque d’eau, péter une charge avec les chaussures qui font ventouses dans la boue (floutch, floutch), finir le match couvert d’un gangue de boue, c’est ça le bonheur !

De plus ce climat humide convenait bien à mon asthme, que le vent, les jours de vent, j’étais inexistant, essoufflé dès le début du match.

Et puis, ce jour-là, la gniac, je l’avais souvent mais plus encore ce jour-là, sans calcul, sans espoir (je n’avais pas d’agent, pas de contrat publicitaire à honorer, aucun espoir de sélection. A la fin de ce petit match, et avoir salué mes adversaires, alors que je me dirigeai vers les vestiaires, le capitaine de la grande équipe Lyon 1 m’a rappelé pour me dire que j’étais sélectionné parmi les 21 qui allaient disputer le « grand » match.

La troisième ligne était entièrement médicale. Au centre : un titulaire indiscutable de la grande équipe : Jean-Philippe Hager, le grand chauve que vous voyait entrer dès qu’un joueur de l’équipe de France se blesse, c’était à l’époque un guerrier hors pair et un sauteur en touche extraordinaire, j’ai déjà parlé de lui.

A une aile, Philippe Jacob, notre capitaine de médecine, un gars avec trois poumons et un cœur du tonnerre. Je crois qu’il est devenu gastro-entéro à Lyon.

A l’autre aile, un intrus, un passionné de rugby, qui ne jouait même pas en club. L’autre arnaque, c’était de me faire jouer en 7, moi qui fut un 8 ou deuxième ligne, je ne connaissais que dalle à ce poste !

Ce fut le seul moment de ma vie où j’ai disputé un match de championnat de France U, même pas un match, je n’ai fait qu’une mi-temps (ma mi-temps de gloire), où j’ai eu « un peu » de mal, je n’avais pas le niveau , et le courage et la boue ne m’ont pas suffit, un ¾ centre extrêmement rapide m’a glissé trois fois dans les doigts pour aller inscrire à chaque fois un essai….. j’ai su que ce futur prof de gym grenoblois se nommait Vélo, il fut remplaçant une fois ou deux pendant le tournoi des 5 Nations.

Je suis sorti à la mi-temps, voilà, c’est out, enfin presque…. Lyon 1 a été champion de France U à la fin de l’année, un petit blog fête d’ailleurs cela, sur les très mauvaises photos je revois mes copains Philippe et Jean-Philippe.



Voilà, les 40 minutes de gloriole d’un grand gamin nul en sport, bloqué par un asthme, élevé dans du coton, qui avait juste besoin d’un peu de boue (et de beaucoup d’adrénaline) pour s’exprimer.